En écrivant cela, Baudelaire songeait-il aux Maldives? C'est beau, les Maldives. Non ? 

amal

Elle avait quinze ans à peine. Ça faisait déjà quelques temps que son beau-père lui apprenait comment on retroussait sa burqah. Comment on fumait le narguileh et comment on ne criait pas pour ne pas éveiller maman dans la chambre d'à-côté. C'était une bonne élève. Tellement bonne d'ailleurs qu'elle s'était vite retrouvée enceinte de beau-papa. Qui s'empressa, bien entendu, de zigouiller l'enfant. 

Mais, en fait, elle avait beau n'avoir que quinze ans, ce n'était jamais qu'une p..e. On a appris en effet qu'elle avait fauté avec un autre homme alors qu'elle n'était même pas mariée! Raison pour laquelle, un tribunal de l'endroit vient de la condamner à recevoir cent coups de fouet. J'entendais déjà des voix en charentaises s'indigner du médiévalisme de la charriah. Allons, allons, elle ne sera fouettée, si elle le désire, que le jour de ses dix-huit ans. Vous voyez bien que la chariah peut-être magnanime. Et même généreuse. Vous imagnez, fêter ses dix-huit ans avec une dizaine de milliers (si pas plus) d'invités venus assister gratuitement à la fête. À part quelques rares milliardaires, quelle jeune fille peut s'offrir cela?

Et le beau-père, me direz-vous ? Bah, il risque quand même vingt-cinq ans de prison. Pas tellement pour le viol, mais pour avoir tué le bébé. Mais, ça reste encore à prouver. Après tout, cette gamine n'était qu'une allumeuse (la preuve) et il faudrait sans doute l'autopsie de milliers de tortues (protégées) pour prouver que le nourrisson a existé. Et puis, comme l'écrivait un glorieux commentateur, ça devrait être comme ça aussi chez nous...