Liège, hélas

27 janvier 2012

Chou vert et fleur chou

C'est fin de mois depuis lundi. D'habitude, les cinq derniers jours, c'est pâtes au beurre pour une personne. Mais là, ce matin, je vois un chou vert en promo. Un euro. Même si ce n'est pas encore mardi-gras, je me dis qu'importe. J'en prends un. Je passe à la caisse. C'est une nouvelle hôtesse. La vingtaine charmante, du style une demi-heure le matin pour faire ses ongles. Le jeans bien serré alors qu'un vêtement un peu plus ample aurait l'avantage de cacher son embonpoint plus que naissant. Mais bon, on ne peut pas tout gérer. Elle pointe donc mes achats. Je lis "chou-fleur, deux euros". Même si elle ne doit plus être demoiselle depuis un certain temps, mon côté vieille France lui fait remarquer: Mademoiselle, ce n'est pas un chou-fleur". Ben si, me répond-elle, toujours aussi aimable. Non, c'est un chou vert. Ben, c'est quoi la différence? La différence, c'est un euro. Elle a rectifié. Toujours avec le sourire. Je me suis demandé ce qu'elle devait manger chaque jour pour ne pas connaître la différence entre chou vert et chou-fleur. Sans être un génie, à deux ans, ma fille connaissait la différence. Non, papa, pas chou vert. 

Chou_vert_frise

La potée au chou vert est un plat liégeois traditionnel du Mardi-gras. Chaque année, ma mère en faisait "pour les pauvres et pour les riches". Chaque année, c'était la même rengaine: mange, tu ne sais pas qui te mangera. C'est un "plat de pauvre". J'en donne ma recette en hommage à mon ami parisien Ricoxy qui aime ce genre de plat.

On fait cuire dans une marmite de fonte, bien souvent héritée de sa maman, chou et pommes de terre en parts égales dans un bouillon. On y ajoute saucisses ou tranches de lard (où les deux). Sel, poivre, laurier et noix muscade. On fait cuire fort, fort longtemps à feu doux. Certes, c'est aux antipodes de la fast-food. D'autant qu'il est préférable de préparer le plat la veille. Réchauffé le lendemain, c'est encore meilleur. Au moment de servir (très chaud), on fait une fontaine au centre de l'assiette et on y dépose une grosse "noquette" de beurre, comme on dit à Liège. Certains y ajoutent de la moutarde. La "noquette" n'étant pas reprise dans le système des poids et mesure, signalons que le mot signifie "crotte" en wallon.

C'est très gourmand. C'est très mauvais pour le cholestérol. Donc, c'est bon pour le goût. 

 

 

Posté par josephorban à 16:01 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Les bouffons qu'on censure

Je ne connais pas Stéphane Guillon. Je n'ai jamais entendu ses chroniques. Certains le trouvent drôle, d'autres pas du tout. Ça a toujours été comme ça. En ce moment, SG prépare son prochain spectacle à l'Olympia. Des affiches ont été collées dans le métro parisien pour être aussitôt arrachées. La RATP s'explique en disant que les publicités à connotation politique étaient interdites. Comme si n'importe quelle pub n'avait pas de connotation politique. Mais c'est une autre histoire.

Cette pub, je l'ai trouvée amusante. Polie. Limite bcbg.

asg

Quand un roy censure son bouffon, c'est qu'il y a quelque chose de très pourri dans le royaume. Bon, vous allez me dire que la Sarkozye est une république. Et alors?

Posté par josephorban à 15:19 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

À certaines heures de la nuit

Laura, la fille de Jean-Philippe que vous connaissez mieux sous le nom de Johnny aurait été retrouvée ce matin à l'heure où blanchit la campagne dans un état proche du Tennessee tout en ayant oublié ses vêtements chez elle. Vraiment, les keufs manquent de psychologie. Elle était juste en train de faire un remake d'un des plus grands succès de son papa...

alaura

Posté par josephorban à 14:32 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :
25 janvier 2012

Rapport

J'apprends que, en vue des prochaines présidentielles, les caniches de l'UMP veulent publier un rapport répertoriant tout ce que le tsaron a fait du bien pour la France durant son quinquennat. On ne sait pas encore si cet opus sera imprimé sur un carton de bière ou sur une carte de visite.

Posté par josephorban à 19:35 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Ils ne sont plus que quatre

Un petit rappel après la troisième étape du tour des USA. Ils ne sont plus que quatre à prétendre encore vouloir défier Barack Obama en novembre prochain. En tête, avec 8 points, Newt Grinrich, avec une longueur d'avance sur Santorum et 4 sur Romney. Ron Paul, lui, n'a pas encore obtenu le moindre grand électeur. La lutte s'annonce donc serrée alors que les coups les plus bas n'ont pas encore vraiment été donnés. Chaque chose en son temps. On finira toujours bien par trouver un cigare sous un bureau ou une robe de bal oubliée dans la manne à linge.

La route est encore longue. De nombreux clous seront certainement semés dans les virages. Je ne sais plus quel candidat à la Présidence disait, au XIXe siècle que "pour devenir Président des Etats-Unis, il faut trois choses: la première, c'est l'argent, la deuxième, c'est l'argent, la troisième, je ne sais plus". C'était donc déjà vrai à l'époque, ce l'est plus encore aujourd'hui. Ce combat des chefs à l'issue encore fort incertaine pourrait très bien faire les affaires de l'actuel président. Le peuple est versatile. Si l'élu républicain ne gagne que d'une courte tête, il sera dans une position difficile. Des voix républicaines pourraient très bien être données à Obama selon le principe "plutôt une victoire de l'adversaire que celle d'un allié que je ne supporte pas". On verra. On verra. 

En attendant, ils ne sont plus que quatre...

awanted

Posté par josephorban à 15:34 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




Imaginons

Imaginons que vous êtes peintre, sculpteur, etc. Un jour, vous avez la chance qu'un galeriste vous prenne sous son aile, vous expose, vous fait connaître. D'abord dans votre ville. Puis en province puis, peut-être dans votre pays. Galeriste, c'est un métier de patience. Un risque aussi. Car, une expo, l'air de rien, ça coûte cher: l'éclairage, les invitations, le vernissage, éventuellement un petit livret...

Imaginons que, au bout de cinq ans, le galeriste vienne vous dire que vous n'avez presque rien vendu. Que ce soit par manque de talent ou pour cause d'un talent trop grand. Et que, dans la foulée, il ajoute: voilà, je vous donne le choix, soit je vends vos toiles sur une brocante, soit vous rachetez vos toiles (à prix d'ami, bien sûr), soit je les brûle. Cela ferait un sacré scandale dans le milieu, non ?

C'est pourtant ce que me propose mon éditeur. Cinq ans et deux jours après la sortie de mon livre. Et cela ne fait aucun bruit. Cela semble être la coutume. Jusqu'alors, je n'avais jamais travaillé qu'avec des éditeurs "artisanaux". N'y voyez nullement un sens péjoratif dans cet adjectif. Que du contraire. Que ce soit avec l'Atelier de l'Agneau ou avec mon ami récemment disparu, Charles Nihoul, non seulement j'apportais mes textes, mais je participais aussi à la mise en page, avec diverses visites chez l'imprimeur, etc. Certains titres sont épuisés, d'autres dorment toujours dans des caisses dix ou vingt ans plus tard. Jamais je n'aurais imaginé qu'un éditeur puisse s'autoriser de brûler des livres de ses auteurs. Cela me semble totalement contradictoire avec l'éthique de leur métier. Mais bon, j'ai toujours été un grand naïf. 

C'était clair que ce livre, ni vraiment roman, ni vraiment long poème, ne ferait pas un succès de librairie. Plusieurs amis m'ont souvent poussé à écrire un best-seller. Le problème, c'est que j'en suis totalement incapable. Le livre a pourtant reçu quelques critiques élogieuses, que ce soit dans Le Vif, Le Monde ou sur France-Culture où j'avais souri en m'entendant qualifier de "Thomas Bernhard wallon". Enfin, je préférais cela à un Amélie Nothomb de Lîdje.

Lorsque j'avais une vingtaine d'années, j'avais lu dans une revue que le premier livre de Faulkner avait été refusé par 18 éditeurs avant d'être publié. J'avais ressenti comme une sorte de fierté en recevant ma dix-neuvième lettre de refus. 

Quand le premier livre de Faulkner est sorti, il ne s'est vendu qu'à quelques petites centaines, malgré de bonnes critiques. Imaginons que l'éditeur de William lui ait fait la même proposition que mon éditeur...

Bien sûr, je ne me compare pas à lui. J'imagine. Tout simplement...

Un critique littéraire demanda un jour à Faulkner "que faut-il faire quand, après avoir lu votre livre deux ou trois fois, on ne comprend toujours rien"? "On le relit une quatrième fois", répondit l'écrivain...

Posté par josephorban à 13:43 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
22 janvier 2012

Un couple culte

Pour ce troisième épisode, restons au début des années 70. Pour les ados de cette époque, les tentatives de savoir à quoi ressemblait l'autre corps tenait de la quête du Graal. Je le répète: pas encore de K7 vidéo, pas de DVD et encore moins internet qui, aujourd'hui, permet d'un seul clic d'entrer dans le plus sordide en silence. Nos parents n'avaient pas "fait" mai 68 et la surveillance était digne de celle de l'oeil de Moscou. Il y avait bien le cours de natation, mais il n'était pas mixte. Restaient les revues dites de cul. Chemin semé d'embûches aussi. La libraire n'aurait pas manqué de rapporter aux parents l'achat indigne. À dire vrai, le rayon était plus que restreint. Il y avait Playboy, Lui et la page centrale du Ciné-Revue. Ces trois magazines avaient un point commun: la terra incognita que l'on désirait tous connaître était barbouillée au marqueur indélébile. La légende disait même que c'était des prisonniers qui étaient affectés à cette tâche, à cette tache. Enfin, d'une certaine manière, cette procession d'interdits laissait libre cours à l'imaginaire.

C'est à ce moment-là qu'une série mythique (l'on dirait culte aujourd'hui) s'est introduite dans les foyers. Ah ! Angélique! La marquise des anges et son (in)fidèle Joffrey! [En rédigeant cet article, je me demande si Anne Sinclair n'était pas fan]. Angélique dans la cour des miracles puis dans celle du Roy, Angélique vendue au marché des esclaves. Angélique murmurant "Joffrey" dans sa couche, sur un bateau ou dans le désert. Et j'en passe. Le tout en ne voyant que l'ombre d'une poitrine ou celle d'une fesse très vite dissimulée sous un voile de dentelle. Combien de blancs draps et combien de nuits blêmes? 

Angélique, c'était une série qui semblerait plus que ringarde aujourd'hui. C'était Michèle Mercier. La petite sirène des ados d'alors. Cette série contribua à sa gloire. Puis, elle ne fit plus que quelques apparitions dans des films de plus en plus rares. Celle d'une mère entre le quadra et le quinqua dans un film intitulé 'Jeans fizz" dont le seul titre vous conseillait de ne pas aller dépenser le prix d'entrée au cinéma. Aujourd'hui, on l'invite encore quelques fois à gravir les marches au Festival de Cannes...

AMM

 

 Mais qu'est devenu Joffrey, alias Robert Hossein? Venu du théâtre, il est retourné au théâtre. Non plus comme acteur, mais comme metteur en scène de spectacles de plus en plus grand spectacle. S'attaquant à rien moins que Notre-Dame de Paris, aux Misérables avant de s'attarder à Lourdes l'an dernier. Joffrey sur le chemin de la Rédemption...

ARH

Posté par josephorban à 16:00 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

Retournement de situation

C'est donc en Caroline du Sud que se terminait la troisième étape du tour des Usa. Nouvelle étape de plaine puisqu'elle ne donne que 8 points au vainqueur. Un vainqueur étonnant puisqu'on le disait moribond voici une dizaine de jours, ayant terminé juste devant le camion balai. D'autres que lui auraient abandonné, mais Newt Grinrich est plutôt du genre obstiné. Alors qu'il reste encore 10% de bulletins à dépouiller, son avance est telle qu'il ne peut plus être rejoint par ses adversaires.

Trois étapes, trois vainqueurs différents, rarement ce tour aura été aussi disputé. Newtie fait coup double. Non seulement il remporte l'étape, mais il endosse aussi le maillot étoilé du classement général. Mais nous ne sommes encore qu'au tout début de l'épreuve et il serait téméraire de déjà parier sur le nom du futur gagnant.

Au moment de publier, une capture d'écran du NYT annonce que les résultats sont complets à 99%

a3

Posté par josephorban à 04:51 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
21 janvier 2012

Délicieuse Elise

Hier, j'ai reçu un mail qui m'apprenait tout d'abord que j'avais changé d'éditeur. Mais qui m'apprenait surtout que mon unique roman allait être jeté aux oubliettes. 

apilon

 

 Ça m'a fichu une petit coup de blues. D'autant que je n'ai qu'un seul exemplaire du livre. Je pourrais bien sûr en racheter une cinquantaine, mais je n'en ai pas les moyens (si quelqu'un a une idée, je ne sais pas, une bibliothèque; je sais qu'en Afrique, ce livre a eu quelque "succès")... Qu'importe. Ce matin, Elise était là. Je ne sais pas pourquoi je lui ai parlé de cette lettre. Elle a voulu la lire. Elle n'a rien dit. Juste: "pff, Clotuche, qué bièsse nom". Vers onze heures, j'ai commencé à préparer le repas. Elise m'a demandé si elle pouvait utiliser mon porte-plume avec les plumes Ballon et mon encre de Chine? Quelle question! Bien sûr que oui. Elle était toute fière parce que j'ai glissé une toute nouvelle plume. Rien que pour elle. Tu ne pourras pas l'utiliser, hein, papa? Non. Promis. Puis, elle s'est assise à la table, quelques graboudjas sur une vieille feuille. Pas facile d'utiliser cet instrument quand on a que huit ans.

Puis, tandis que j'étais en train de préparer la sauce, elle débarque dans la cuisine. Papa, regarde un peu si je n'ai pas fait de fautes! Et elle me tend ceci...

alettre

C'est très bien, Elise, à première vue, il y a juste un petit "s" qui manque, mais ce n'est pas bien grave. Hein? Non, rien, tu sais bien que papa est très sensible aux oignons...

Posté par josephorban à 18:54 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
20 janvier 2012

Barbus vs Barbie

La police iranienne vient de lancer une vaste campagne contre les vils commerçants qui vendent des Barbie. Plusieurs magasins ont déjà été fermés. Et ce n'est qu'un début. On ne sait pas si des séances de lapidations collectives sont prévues...

abarbie

Posté par josephorban à 14:58 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]