Le cinéaste François Ozon a déclenché l'ire des femmes en déclarant que "le fantasme de la prostitution était assez commun chez la majorité des femmes". Du coup, le voilà noyé sous des flots d'insultes que l'on pourrait résumer par "non, nous ne sommes pas toutes des putes" ! Mais, Ozon, n'a jamais dit ça. Il parlait juste d'un fantasme. Pas d'une réalité.

Je n'ai pas l'impression d'avoir vécu dans un univers de perversions, mais, de fait, plusieurs femmes m'ont déjà avoué avoir ce fantasme. Comme d'autres être bonne soeur et se faire con-fesser par un curé ou, plus rare, se faire violer par plusieurs officiers nazis. De faire l'amour avec leur père, leur mère, leur frère ou leur soeur. J'en passe et des pires. Ces mêmes fantasmes pouvant aussi être le fait d'hommes.

Un fantasme, c'est ça: une sorte de rêve étrange qui trotte dans les têtes. Cela n'a strictement rien d'aberrant, ni de pervers. C'est aussi normal que de respirer.D'autant que l'on sait que le fantasme est, en général, tellement précis qu'il est rare qu'on le réalise.

À croire que ces chiennes de garde outrées n'ont jamais eu de fantasme dans leur triste vie. Dans ce cas, il leur reste à consulter...