C'est le nombre de personnes ayant signé la pétition "Oui au tram ! Non à l'autoroute !" lancée au début de ce mois. Je vous en ai déjà parlé sur ce blogue. C'est fort fort peu, l'objectif des éditeurs de cette pétition étant d'atteindre les cinq mille signatures. Cinq mille ! À Lîdje, autant dire "objectif lune".

Comment expliquer cette "frilosité" ? Trop de pétitions ? Peut-être l'explication la plus plausible. Combien de pétitions canular ne viennent-elles pas encombrer de manière récurrente nos boîtes à émiles ?

Le slogan de cette pétition aurait peut-être eu plus d'impact formulé ainsi : "Non à l'autoroute ! Oui au tram !"
Plusieurs signataires disent ne pas être entièrement favorables au tram. Tram, bus ou diligence, ce n'est pas ça qui importe. Ce qui compte, c'est le non à cette autoroute inutile.

Le développement des transports en commun à Lîdje ressemble fort à un long chemin au-delà de Compostelle. Et ne semble guère intéresser nos édiles. Voici deux ou trois ans, je ne sais plus, les TEC avaient lancé une vaste campagne contre la fraude en obligeant les usagers à monter désormais par l'avant des bus. J'avais écrit à Madame Defraigne que, pour résorber totalement la fraude, il "suffisait" d'instaurer le transport gratuit. La présidente m'avait très poliment répondu que la gratuité n'entrait pas dans la philosophie des services publics (sic). Vu comme ça, évidemment...

Pourtant, ça se fait dans une ville comme Hasselt. Oui mais, Hasselt n'est pas une métropole comme l'ardente cité.

On pourrait ajouter que la gratuité des TEC, ce serait mettre des controleurs au chômage. Et quand on est chômeur, un aller-retour en ville, ça fait déjà un trou dans le semblant de budget. On ne va tout de même pas offrir les transports gratuits aux profiteurs que sont ces sales indigènes indigents (dont la légende urbaine prétend encore et toujours qu'ils roulent en berline allemande).

Finalement, oui à l'autoroute de Beaufays ainsi qu'à la création d'un héliport dans le village. Ça ferait chaque fois onze kilomètres de gagnés pour se rendre à Francorchiant. Et ça dégagerait le ciel liégeois de ces bruyants oiseaux.