Liège, hélas

Bric-à-brac du quotidien dans la plus laide ville du monde et de sa banlieue s'étendant jusqu'aux pôles: Liège, hélas.

22 octobre 2009

Vu

Assise sur le muret protégeant le hideux parterre de la place Cathédrale, elle mangeait grassement un triple hamburger. C'était une jeune fille de pas vraiment vingt ans , épouvantablement obèse et aux jambes tellement pachydermiques que ses collants de laine noire semblaient des bas de soie...

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19 octobre 2009

Il est mort ? Tuons-le !

Voici quelques semaines, je parlais avec une connaissance de VDB en lui disant qu'il ne fallait pas avoir fait de hautes études en psychologie pour prédire qu'il allait se suicider ou quelque chose comme ça...

Ex "gloire" du cyclisme belge, VDB était, sportivement, mort depuis une petite dizaine d'années. Ce qui me surprend dans cette triste mais prévisible fin, c'est l'acharnement des "journalistes sportifs" sur la dépouille d'un homme. L'on dirait des corbeaux bâtards de vautours.

Imagine-t-on un seul instant des journaux relater la mort d'un homme politique (ou d'un confrère) de la même manière ? Y aller par vagues de "scoops" contradictoires pour signaler que la personne a été retrouvée ivre morte et droguée jusqu'à la moelle dans un bordel de deuxième zone avec une prostituée de caniveau ? Non, bien sûr, ça ferait des procès en série. À juste titre. Ici, rien de tout cela, c'est à qui en remettra la couche la plus sordide. On va même jusqu'à donner le nom de la prostituée. Pourquoi pas son poster en pages centrales tant qu'on y est ?

Et la famille du jeune homme ? Sa compagne ? Ses enfants ? On imagine sans peine la scène dans les cours de récré  "eh, toi, tu te tais, ton père est mort chez une pute " !

Mais faut bien vendre ses torchons, n'est-ce pas ?

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18 octobre 2009

Quid ???

Vendredi soir, je suis allé attendre ma fille de retour de "classes vertes" à la mer du Nord. J'y retrouve un ami peintre, papa de trois rwandaises adoptées. L'aînée est dans une des meilleures écoles de Liège. Il me raconte que, voici dix jours, la petite revient avec un travail de français. Le prof avait rédigé les questions et les avait imprimées depuis son ordi. C'est déjà plus clair que les feuilles stencilées de "notre temps".

Première question :

Quand n'est-il de la situation....

Le père dit à sa fille : qu'est-ce que c'est que ça pour du français ? c'est pas correct !

La petite : "Ben si, le prof l'a écrit comme ça, t'es prof de français, toi, peut-être" ???

Gageons que ce prof de français (dans une des meilleures écoles de Liège) doit être un des premiers à se plaindre de la dégradation du niveau des élèves.

Peu de temps après, ma fille est arrivée... Les yeux cernés et le front fièvreux comme les trois-quarts des autres élèves...

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14 octobre 2009

Chrétien, mais pas de Troyes

Plus "comique" a été l'annonce faite par le parti "chrétien" flamand (catholique serait plus correct), le Cdev donc, de déposer une proposition de loi visant à faire abaisser l'âge de la majorité sexuelle à 14 ans.

Lisant cela, je me suis dit que les membres de cette auguste caste avaient peut-être eu vent d'une éventuelle vague de procès contre des prêtres au-dessus de tout soupçon. Et qu'en abaissant ainsi l'âge de la majorité sexuelle, ils épargnaient toute poursuite à ces dignes représentants du seigneur.

Mais je suis décidément mauvaise langue. Si tel avait été le but du Cdev, ils auraient demandé que l'on abaisse la majorité sexuelle à huit ans...

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Laissez venir à moi les petits enfants...

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Frédéric

Le cas de Frédéric est différent.

Voici quatre ans, il sortait un livre relatant quelque peu ses honteuses amours. Lorsqu'il fut nommé ministre de la culture, je me suis tout de suite étonné en me disant : "ça va lui retomber dessus dans la journée". Je me suis trompé, il a fallu plusieurs semaines, mais, quand même ça lui est retombé dessus. La preuve que personne n'avait lu son livre. Même s'il avait été dédicacé. C'est très fréquent qu'on ne lise pas un livre. Surtout quand il est dédicacé.

Il faut se mettre à la place de Frédéric. À cette époque, durant sa jeunesse, il n'y avait pas de gay pride, ni de drapeau arc-en-ciel. Rentrer chez soi en claironnant gaiement à la maisonnée qu'on était homo aurait été fort mal vu. Et c'est un euphémisme. Donc, pour ne pas vivre trop malheureux, il fallait vivre caché.

Dans son livre, Frédéric raconte, de façon quasi journalistique, qu'il a donc choisi la Thaïlande pour vivre ses amours honteuses. C'est fort bien écrit. Et de manière quelque peu jésuitique. Il y avoue son "péché" et se trouve donc pardonné. Il précise aussi qu'il a choisi ce pays parce que, à Paris, il ne trouvait que des Arabes et que les Arabes se vengeaient sur les blancs dans leurs relation monnayées. Que même ils lui avaient refilé une chaude-pisse au cul ou quelque chose comme ça... Etonnant que le Mrax ne soit pas intervenu. Passons...

Face à la presse, Frédéric se défend toujours de manière jésuitique. L'homme est intelligent. Il ne fait pas l'apologie de la pédophilie, ses clients étaient majeurs. Il est plus maladroit lorsqu'il prétend qu'il ne faisait pas du tourisme sexuel. Sans doute que, comme 90 % des touristes occidentaux, il allait en Thaïlande pour s'émerveiller des beautés de la nature... Thaïlande, 800.000 prostitué(e)s, dont 20.000 majeur(e)s...

On me dira : oui, mais il est ministre ! Quand Di Rupo a été ministre de l'Educnat en Belgique, combien de profs n'ai-je pas entendu dire "comment faire confiance à un ministre pédé ??

Enfin, Frédéric se consolera : depuis "l'affaire", son livre est dans le top 10 des ventes chez Amazon. Et les lecteurs le liront sous un angle ethnologique ou sociologique. Voire les deux...

Posté par josephorban à 17:30 - Politiquement incorrect - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Roman

Qu'on les poursuive à vie et qu'on les pende par les couilles !

Lire ce genre de "réflexion" dans le courrier des lecteurs de la DH n'a rien de surprenant. Qu'on la retrouve dans Le Monde,le Nouvel Obs, etc est plus interpellant.

Ça a commencé avec Polanski, ça s'est poursuivi avec Mitterand... Même si les deux histoires ne sont pas semblables. Je ne prends pas position, je me pose simplement des questions.

1 ) Votre fille de 13 ans vient vous trouver un jour pour vous dire : "Maman, je vais passer la soirée chez Jack Nicholson et Polanski va me prendre en photo pour les publier dans Vogue". Vous lui répondez quoi ?

"Mais c'est une excellente nouvelle, ma chérie ! Surtout, sois gentille avec eux. Et s'ils t'offrent un cheeseburger, dis-leur bien merci et ne fais pas comme d'habitude, ne laisse pas couler la sauce sur ton menton ! Tu peux même y rester plusieurs jours si tu veux"... Gageons que si les photos avaient été publiées, personne n'aurait jamais entendu parler de cet immonde viol que je ne cautionne nullement.

2 ) Imaginons la scène. Vous avez êtes un garçon de 13 ans. Vous êtes invité à passer la soirée chez Sharon Tate (ex-femme de Polanski, assassinée une dizaine d'années plus tôt). Le gamin se rend au 10050 Cielo Drive. Sharon profite de sa solitude pour lui apprendre comment on joue de la flûte. Le gamin va-t-il prendre ses jambes à son cou et se rendre au commissariat le plus proche ou bien retourner le lendemain chez l'actrice ?

3 ) À la même époque (celle du viol), en France, Gabriel Matzneff et le prix Médicis Tony Duvert sortaient, à tour de bites, des romans qu'ils qualifiaient eux-mêmes d'apologie de la pédophilie. Ça se vendait à des milliers d'exemplaires. Va-t-on lancer un avis de recherche pour retrouver les milliers de lecteurs et les condamner lourdement ? Ou bien ces milliers de lecteurs vont-ils se retrancher derrière l'argument de recherche ethnologique pour justifier leur achat ? Comme, à la même époque, plusieurs étudiants en lettres se drapaient derrière la recherche intellectuelle pour justifier le choix de Bataille ou Sade dans leurs travaux et, ainsi, voiler leurs récurrentes masturbations à la lecture de ces ouvrages ?

Les propos violents et haineux de nombre d'internautes me laissent croire à un retour du puritanisme le plus radical. Comme si les gens avaient oublié leur adolescence. Quelle jeune fille, quel jeune garçon n'a jamais phantasmé sur un professeur, un voisin, une voisine ?

" Oh oui, mais à cet âge-là, "on ne sait pas" ! On ne sait pas quoi ? Il y en a encore qui, à trente ans ou plus, ne savent pas encore...

Les années 60 et 70 ont voulu créer une soi-disant "révolution sexuelle". Le terme m'a toujours bien fait rire. Il n'y a pas eu, il n'y aura jamais de révolution sexuelle. La preuve, c'est que ce sont les soixante-huitards qui réagissent le plus violemment à l'affaire Polanski...

Elevons notre coeur, nous le tournons vers le Seigneur...



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13 octobre 2009

Logement

Au début des années 80, j'avais contacté certains édiles pour leur parler des nombreuses friches industrielles qui, déjà, fleurissaient gaiement en ardente cité. Pourquoi ne pas les retaper, en faire des ateliers d'artistes, voire des logements sociaux ?

On m'avait ri au nez ! Voyons, monsieur Orban, votre idée est utopique, tout cela coûterait beaucoup trop d'argent.

Non loin de  mon domicile, depuis quelques mois, je remarque que l'on est en train de retaper un ancien garage immense abandonné depuis de nombreuses années. Squatté parfois, incendié de temps à autre. Fini tout cela ! Un nouveau concept est né : celui du centre fermé de luxe.

Entendez par là qu'on rénove à grands frais ces ruines, qu'on y pose une piscine au milieu du patio et qu'on ferme le tout par des grilles au sommet desquelles sont placées des caméras de surveillance. Comble du raffinement, les futurs heureux habitants de l'idyllique endroit pourront même y installer une webcam directement reliée à leur téléphone mobile. Byzance sur Meuse !

Coût moyen du loft : 200.000 euros...

30 % de la population liégeoise vit avec moins de mille euros par mois. Le loyer d'une habitation crade y est aujourd'hui de 500 euros...

Donc, il faudrait prévoir, d'ici peu de temps 70.000 SDF à Liège...

Voyons, monsieur Orban, des logements sociaux à partir des friches industrielles... Hahahahaha...

Posté par josephorban à 22:30 - Salauds de pauvres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chiffres

Ayant été membre du club pendant deux ans au début de ce siècle, je continue de recevoir gracieusement le trimestriel de l'Assistance publique. Oui, je sais, on dit, depuis de nombreuses années, CPAS (centre public d'action sociale), mais je m'en fiche.

Dans le dernier numéro, j'apprends qu'une nouvelle antenne s'adressant uniquement aux jeunes de 18-25 ans vient de s'ouvrir à Liège.

Dans notre ardente cité, 10 % des jeunes de cette tranche d'âge sont aidés par l'Assistance publique. Pour la Wallonie, la moyenne est de... 4 % !

Posté par josephorban à 22:19 - Salauds de pauvres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2009

Ils exagèrent

Ces salauds de pauvres exagèrent vraiment ! Non seulement, ils ne foutent rien, mais en plus ils boivent, ils sont sales et profitent du système. Il serait quand même temps qu'on organise un service spécial où les éboueurs les fouteraient à la poubelle. Eux et leur famille, car, en plus, ils baisent pour toucher les allocations familiales  Où allons-nous ?

Qu'on ne me traite pas encore de nazi, ce n'est pas moi qui tiens ces propos, je les ai entendus voici une quinzaine de jours dans la bouche de gauchistes tendance écolo 4 X4 et clubmed deux fois par an...

En Belgique, on a (mal) calculé que le seuil de pauvreté était de 850 euros par mois. Ce qui est quand même plus que les 750 euros alloués aux salauds de pauvres par l'assistance publique.

En 2004, les salauds de pauvres de Charleroi représentaient 3,5 % de la population. Cinq ans plus tard, ils sont... 9 % !!!

329 de ces salauds de pauvres avaient l'audace de demander une médiation de leurs dettes en 2004. Ils sont aujourd'hui... 3012 !!!

En 2008, 186 chômeurs exclus étaient aidés par l'assistance publique... Ils sont aujourd'hui... 868 !

Ça, c'est rien que pour Charleroi, j'ai pas les chiffres de Liège, mais je vais tenter de les avoir.

En 2010, les optimistes béats prévoient 100.000 chômeurs de plus dans le pays. Autant de pourris profiteurs du système...

Car, c'est vrai, si on veut trouver du travail, on peut... Bon, je prends un exemple, c'est l'automne. Pourquoi ne pas engager tous ces fainéants à aller cueillir les feuilles sur les arbres avant qu'elles tombent ? Cela éviterait les 4 X 4 de glisser sur la chaussée. On les paierait à 4 euros de l'heure, avec un maximum de 45 heures par mois. Ils arriveraient ainsi à minimum 851 euros. Au-delà du seuil de la pauvreté, donc...

Mais non, ils préfèrent boire...

Posté par josephorban à 21:00 - Salauds de pauvres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 octobre 2009

Adieu, monsieur le professeur

Un de mes amis, peintre, est professeur de "couleurs" à la cacadémie des Beaux-Arts de Liège. Ce qui est assez paradoxal quand on sait que cet ami est daltonien, mais bon, passons. Il me racontait qu'en juin dernier, alors qu'il avait une heure de pause, il s'était assis sur une marche du grand escalier de la dite académie pour faire quelques croquis... Survient alors une de ses élèves (qui n'avait strictement rien à faire là à ce moment) qui lui dit :

- Dégage connard, tu m'empêches de passer...

Je ne sais pas pourquoi mon ami a téléphoné au père de la gente demoiselle le soir. Ah si, pour lui exposer les faits. Après quoi, le père lui a répondu :

- Et vous vous plaignez parce qu'elle vous a traité une fois de connard, monsieur ? Moi, ça fait quinze ans qu'elle m'appelle ainsi...

Dont acte.

Un autre de mes amis est, depuix dix-huit ans, professeur de français (entre autres) dans une école technique de la banlieue liégeoise. S'il n'y avait son amour du métier, je me demande depuis de longues années comment il tient le coup. Ses élèves ont 18 ans, la plupart ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. Malgré tout, il arrive à de bons résultats. La semaine dernière, une de ses élèves, d'habitude joyeuse et ouverte, se retrouve en pleine crise de larmes au milieu du cours. Il tente en vain de savoir ce qui se passe et lui conseille d'aller faire un tour dehors pour se calmer. Aussitôt la fille sortie, voilà qu'une autre élève, qu'il connaît à peine vu ses nombreuses absences, l'interpelle en le traitant de prof de merde, d'enculé qui se mêle de ce qui lui regarde pas et autres joyeusetés du style. Convoquée chez le directeur, la gente demoiselle est exclue pour trois jours avec l'interdiction de fréquenter les cours de mon ami pendant deux semaines.

Furieuse, elle rentre rechercher ses affaires en classe qu'elle quitte en prévenant mon ami :

- Et toi, dis-toi bien que mes frères vont venir te casser la gueule !

Charmant métier...

Posté par josephorban à 17:41 - La vie comme elle va - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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