Madame Michèle Sabban habite à Paris, une petite ville de la banlieue sud de la grande métropole liégeoise. Elle occupe une fonction importante. C'est elle qui est chargée des dossiers des logements sociaux. Vaste travail. Le problème c'est que, on vient seulement de l'apprendre, elle occupe elle-même un de ces logements ! Du coup, on crie au scandale, on demande sa démission immédiate. Je peux comprendre. On apprend aussi qu'elle n'occupe en fait qu'un petit appartement de 70 mètres carrés dans le XIIIe. Et qu'elle loue donc son logement pour la somme très sociale de... 1218 euros par mois ! Ce qui, d'après certains témoignages, est le prix normal dans le quartier.

Ce qui me choque surtout, bien plus que l'attitude "scandaleuse" de madame Sabban, c'est justement le prix de ces logements "sociaux". Qui donc, parmi ces salauds de pauvres pourrait se permettre de débourser une telle somme (sans compter les charges) tous les mois parmi les employés, ouvriers, etc ? Je me le demande.

Il y a trente ans à peine, la vox populi disait qu'il ne fallait pas dépenser plus de 10 % de son salaire pour un loyer. Aujourd'hui, on dira plutôt trente. Voire 50 dans des cas extrêmes.

À ce rythme, il faudra bientôt emprunter de l'argent pour son loyer. Finalement, avec mes 400 euros par mois pour un 60 mètres carrés (1/3 de mes "rentes"), je mène une vie de pacha et je ne regrette pas de ne pas vivre dans une petite banlieue au sud de la grande métropole liégeoise...