Lundi dernier, ma voisine de rez-de-chaussée me demande si je ne veux pas nourrir son chat pendant qu'elle va passer quelques jours à Paris ? Je serai de retour vendredi, vous devez juste lui donner à mange le matin et le soir.

Bon, j'accepte. Même si elle travaille chez Belgacom (elle n'en peut rien) et que c'est une femme (elle en peut encore moins), j'accepte. Je laisserai la porte ouverte, me dit-elle. Le premier soir, je vais donc nourrir le chat : la porte est fermée à clé !

Depuis que j'habite ici, j'a appris à connaître un peu les gens. La porte d'entrée est TOUJOURS fermée à clé. À simple tour quand c'est le voisin du second, à double tour quand c'est la voisine au chat. On m'a déjà fait la remarque à plusieurs reprises : mais, monsieur, vous avez encore oublié de fermer la porte ! Non, je n'ai pas oublié, j'ai horreur des portes fermées. Je n'ai jamais fermé mes portes. Jamais. Même dans le barrio au Mexique. Bon, je sais, il n'y a rien à voler chez moi. C'est un vieux principe chez moi : une porte doit être ouverte ou, ouverte...