À l'école primaire, j'avais une sorte de catéchisme d'Epinal qui devait nous apprendre la religion élémentaire. Les illustrations étaient assez cucul la praline. Mon institutrice d'alors nous donnait un cours de religion d'une heure, tous les jours. Ce qui était d'autant plus interdit que c'était une école communale, mais tout le monde s'en foutait dans le village. 

Le jour de l'Ascension donc, "Jésus" montait au ciel. Il venait d'inventer l'autopropulsion dans l'espace. Il y avait, se faisant face, deux images : l'une du Paradis, l'autre de l'Enfer. Je ne sais pas pourquoi, mais l'image de l'Enfer me ravissait. Le Paradis me semblait trop nunuche et emmerdant. 

Je n'ai jamais compris cette idée de "bonheur éternel" qu'ont toutes les religions officielles. À la limite, je me convertirais volontiers à l'Islam qui promet 70 vierges, mais, faut avouer que 70 vierges pour l'éternité, ça fait pas vraiment beaucoup. C'est même un peu radin. 

L'âge avançant, on nous disait que la mort n'était pas si terrible que cela, que, là-heut, on retrouverait tous nos parents, amis pour l'éternité. Je trouvais ça louche aussi. Toujours maintenant, j'aurais pas trop envie de retrouver ma mère à jamais... Ce serait l'Enfer...