En réponse à Jean-Claude.

J'ai également "travaillé" dans des bibliothèques. En Belgique. Au Mexique. C'est vrai que ce n'est pas un métier passionnant. On a l'impression que la poussière des livres se pose lentement sur le visage des fonctionnaires. Ils deviennent ternes. Quand ils ont un bureau (en dehors des salles de lecture ou de prêts), j'ai remarqué que nombre d'entre eux avaient un cactus comme seule plante. Cactus qu'ils entretenaient à peine. 

Les études de bibliothécaire sont assez ardues. Il y a même des cours de chimie qui ne seront nécessaires que si le fonctionnaire trouve une place dans une très grande bibliothèque. À savoir une personne sur mille. Et encore. Les autres trouveront de quoi ne pas s'occuper dans des bibliothèques de quartier où, dans les grosses journées, ils seront tout heureux de voir cinq ou six visiteurs. L'ennui les enrobe vite. Ils ronronnent comme des gardiens de musées en ruines (comme à Liège). 

J'ai également "travaillé" dans des galeries d'art. Certains jours, il ne venait personne. Certaines semaines aussi parfois. On y traîne alors sa carcasse de zombie dans un espace où le temps s'est arrêté. Dans les galeries, il n'y a du monde que les soirs de vernissages. Les gens boivent, rient et ne regardent pas les oeuvres.

Il n'y a rien de plus ennuyant que l'art... Et, ce, à tous les niveaux...