C'est une ritournelle que l'on entend de plus en plus chez les profs : le niveau des élèves baisse, les jeunes sont de plus en plus cons. Ça me fait rire doucement. Déjà, je me dis que ces jeunes profs ont peut-être des enfants qui leur sont d'une grande utilité quand ils ont un problème avec leur ordinateur. Preuve que les jeunes ne sont pas aussi cons qu'ils prétendent.

Alors, les profs parlent du manque de financement dans l'Education nationale (pas tout à fait faux), des classes trop nombreuses (id), patati, patata...  Mais, ce qui revient toujours, c'est la connerie des jeunes. Un peu la même excuse que l'ordinateur qui s'est trompé. Et toi, noble prof, tu t'es déjà regardé ? Toi qui enseinge aux jeunes cons d'écrire "j'ai manger" et qui répète la même erreur dix fois sur la page du devoir imposé ? Je sais, je sais, sont pas tous comme ça, mais ça existe. Dans les années 80, il y avait des étudiants en philologie romane qui me disaient : "qu'est-ce qu'on s'en fout de savoir que c'est Victor Hugo qui a écrit Emma Bovary ? (Sic). Je répondais alors qu'est-ce qu'un étudiant en médecine se fiche de savoir que le coude n'est pas la cheville? Je me faisais mal voir! Je sais, je sais, on s'en fout. Moi-même, je ne suis jamais parvenu à lire Proust au-delà de la cinquantième page et je n'en suis pas mort pour autant. 

Le problème, c'est que nombre des personnes côtoyées à l'époque sont devenues profs. Et que ce sont ces mêmes personnes qui se plaignent le plus du niveau des jeunes cons !!! 

Quand je vois un prof de français qui donne à lire Marc Lévy ou Amélie Nothomb, je suis pour la suppression totale de l'enseignement obligatoire ! On rencontre plus de gens intéressants dans la rue que sur les bancs d'école. Les bons profs sont une exception. Ils sont plus rares encore qu'une orange au pôle Nord... Mais il en reste, il en reste quelques une, des vieux cons...