Chaque année, c'est la même chose. Une semaine avant le départ de la "Doyenne", les cyclos prennent d'assaut les rues de Liège. Un nuage de grillons vêtus des maillots de leurs coureurs favoris. Certains se ruent vers les hôtels des coureurs dans l'espoir de les voir, d'obtenir un autographe. D'autres s'attaquent aux rues pentues de la ville. À fond les pédales. On dirait des enfants. Ils s'imaginent déposer Philippe Gilbert et franchir la ligne de la côte d'Ans en levant les bras au ciel.. C'est, ma foi, d'un folklore bon enfant. 

Dès le vendredi précédant la course, on entend les hélicos de la télé faire des repérages. Le samedi aussi. Et le dimanche, quand on les entendra, on saura qu'il ne reste plus qu'une vingtaine de kilomètres avant l'arrivée. Avec un peu de chance, on pourra voir sa maison, son quartier vu du ciel. C'est pour cela que tous les Liégeois regardent L-B-L...

Les journaux ne parlent que de ça. Aujourd'hui, dans le Soir, un spécialiste du cyclisme a titré en gras et après une analyse profonde : "Pour gagner LBL, il faut être le meilleur".

Bien que n'étant pas spécialiste, je dirais même plus : Pour gagner LBL, il faut arriver premier".