Lukas a aussi joué dans un film. Une idée de Jacques Lizène, un film sur l'humour dans l'art belge. Tu veux bien y participer ? Pourquoi pas. Je m'en foutais complètement. Le rôle de Lukas était plus que bref. Il tenait un pastel porno en mains et le déchirait en disant que d'était de la merde. Stupeur sur le plateau. Même feu mon vieil ami Paul Paquay m'avait dit : "parfois, t'exagères". Et si je n'exagérais plus ?  lui avais-je demandé. Ben, alors, tu ne serais plus Joseph. Quelques minutes après, les personnes présentes sur le plateau avaient ramassé les morceaux puis étaient venues me demander de les signer. Ça m'avait fait rire.

C'est mon seul rôle au cinéma. Notez que, pour une fois, miracle, j'avais été payé. Deux bières lors de la fête post-tournage. 

Donc, maintenant, Kramer, c'est fini. C'est d'autant plus fini que, voici deux ans, une pouffiasse d'infirmière m'a bousillé la main droite en me plaçant un cathéter. Intervention en général indolore.  En plus, elle m'avait gueulé dessus, c'était ma faute si j'avais des veines fines !!! Tu veux les voir, mes veines ? Elles sont plus grosses que ma queue. N'empêche que ça fait seulement une semaine que je peux tenir un crayon entre les doigts depuis ce jour. Alors, vous pensez bien, les calligraphies, depuis lors... C'est impossible. Et puis, les calligraphies, qu'est-ce que j'en avais vraiment à foutre...

Bon, c'est fini. Je vous parlerai bien de mes nombreuses histoires d'amour, mais ça ne prendrait que dix lignes. Comme disait Francis Blanche : dix lignes, dix lignes, premier service...

Et ça fait longtemps que, chez moi, la balle est out.

Purée, il arrive mon avc ou pas ?