Je mentirais à peine si je vous disais que mon dernier souvenir de télévision remonte à Léon Zitrone. Je me souviens quand même de PPDA. J'avais un rituel précis. Je regardais les JT de RTL, RTBF, puis soit A2, soit TF1. Ça faisait toujours une heure et demie de passées, l'équivalent d'un match de foot. Une heure et demie de vide. Un jour que j'étais passablement énervé d'entendre tous ces messages creux, j'ai refilé ma télé à un ami qui n'en avait pas. 

Voici quelques semaines, j'ai appris qu'on pouvait consulter le Grand et le petit journal sur internet. C'est quoi, cette pitrerie ? Maintenant, donc, on fait les JT en public. Les journalistes montent sur le plateau sous les applaudissements obligés de la foule, certains avec moins de discrétion que Johnny entrant sur scène. Cette théâtralisation du journaliste, devenu idôle des jeunes, fait que le sujet le plus sérieux devient grosse rigolade. Avec un tube de l'été quotidien. C'est assez affligeant, cette presse de variétés. Qui entre partout. Même dans votre ordinateur...