Pour moi aussi, voici venu le temps de décerner mes prix, en toute objectivité, bien entendu, comme d'habitude.

Le prix du mort-vivant le plus énervant a été décerné à Nelson Mandela dont les obsèques interminables ont emmerdé beaucoup de monde. Et dont les millions de coups d'encensoirs ont enfumé les consciences avec plus de résulats que des gaz à Damas.

Le prix de la gastronomie nationale qui ne manque pas de front a été décerné à la quenelle.

Le prix du meilleur roman de langue française sera peut être décerné l'an prochain.

Le prix de la Musique a été decerné au silence qui vaut de l'or.

Le prix de la plus laide ville du monde est toujours le même depuis trente-six ans maintenant. 

Tout comme le prix de la femme la plus chiante qui, lui, détient le record avec 76 années consécutives de gloire.

Le prix de l'épouvantail de l'année va à Maggie de Block dont la seule vision suffit pour faire fuir les demandeurs d'asile loin de nos frontières.

Les prix Roméo et Juliette et du Noël sans dinde va au fondateur d'un éphémère Mouvement de gauche. Mais j'ai oublié son nom.

Le prix du skieur de l'année va à Michael Schumacher.

Le prix de la Douce utopie va aux supporters des Diables Rouges qui pensent que leur équipe restera plus d'une semaine à Rio. C'est toujours beau de rêver.

Le prix de l'Obstination qui paye va à l'ex-Prince Flupke qui prouve que, quand on le veut vraiment, on finit toujours par trouver du travail. Un bien bel exemple pour les jeunes. 

Le prix Bien fait pour sa gueule, revient à Didier Bellens, ex parrain de Belgacom. Le prix du mépris revenant aussi à Belgacom.

Le prix Salauds de pauvres va, justement à tous ces salauds de pauvres qui profitent du système au lieu de chercher du travail qui n'existe plus.

Le prix Dis, papa, pourquoi le gardien adverse n'a pas d'angoisse au moment du penalty ? revient aux joueurs de l'équipe d'Anderlecht.

Le prix Pourquoi maintenant qu'on ne prend plus rien on se fait toujours prendre revient au peloton des cyclistes professionnels.

Le prix du meilleur blog de la rue de la Butte a déjà été decerné, mais on ne sait pas s'il sera remis ou non à titre posthume. Auquel cas, je ne vous tiendrai pas au courant.

Enfin, pour terminer un peu plus tendrement, parce que je ne suis pas toujours une ordure...

Le prix Mille mercis à celles et ceux qui m'ont aidé physiquement, phynancièrement ou les deux à déménager.

Le prix du plus bel oiseau rare et semblable au Phénix revient à la bergeronnette grise.

Bonne fêtes de fin de journée à toutes et à tous. Je vous aime, même si ça ne se voit pas trop au premier coup d'oeil.