Le mariage, tel que nous le connaissons aujourd'hui, en France et en Belgique, n'est pas une coutume très ancienne. C'est Napoléon qui a décidé de le codifier.  Histoire, avant tout, d'un peu mieux surveiller son peuple à l'heure où l'internet n'exisait pas encore. Il convenait avant tout d'incarcérer l'amour dans un lieu où chacun avait une place dévolue: l'homme au travail, la femme au foyer. L'homme comme inséminateur, la femme comme pondeuse. L'homme ayant tous les droits (y compris celui d'aller voir ailleurs si le gazon n'était pas plus frais), la femme aucun. Sinon le devoir de mettre bas pour la grandeur du pays. Certes, il y avait déjà des ouvrières, mais étaient-ce bien des êtres humains ? Le code civil n'était pas un manuel de zoologie.

Les choses ont évolué depuis mais, finalement, pas tant que ça. Dans les années soixante, nombreuses encore étaient les femmes à trouver qu'une femme au volant ou en pantalon avait quelque chose d'indécent. Qu'une femme prof d'unif, c'était à la limite de l'obscène. Qaunt à une femme ministre, n'en parlons même pas. À la limite, elles préféraient une pute parce que, elles, au moins, savaient faire la cuisine. D'ailleurs, ce genre de préjugé existe toujours. Si une femme ministre est plutôt attrayante, pas besoin de demander comment elle a fait pour obtenir ce titre.

Il y a une trentaine d'années, une jeune naive sur le point de se mettre le boulet à la cheville, m'avait dit que le contrat de mariage c'était une bonne idée. Elle pensait que c'était comme un bail de loyer qu'on pouvait résilier après 3, 6 ou 9 ans. Ça m'avait fait rire, mais l'idée n'était pas aussi sotte.

Comment, en effet, ose-t-on encore demander à de jeunes personnes de jurer fidélité jusqu'à la mort ? C'est complètement insensé. Comme si la vie n'était qu'une longue ligne droite sans le moindre virage !