Tout à l'heure, dans le tri de mon fatras, j'ai retouvé des brouillons manuscrits. Ça m'a fait rire.

Ainsi, j'a donc écrit un jour ces mots. Je ne sais meme pas s'ils ont été publiés ou pas, je m'en fiche.

"Prévoir le livre, c'est aveugler les mots".

"Je t'aime, tu m'aimes, nous n'avons vraiement rien de commun pour nous entendre".

"Ecrire un livre qui ne serait que points de suspensions"...

 

J'ai relu ces brouillons anciens, puis je suis allé les brûler dans le jardin. Il ne faudrait quand même pas que ces phrases imbéciles se retrouvent un jour ou l'autre dans certaines archives. Surtout pas dans celles de l'Université de Luik. 

J'ai retrouvé aussi les manuscrits de trois "romans" jamais publiés. Demain matin, car je suis trop fatigué ce soir, ils vont suivre le même chemin. Et que personne ne vienne me dire "Joseph, surtout ne fais pas ça" ! Il me reste encore un peu de méthanol pour qu'ils brûlent plus rapidement encore. Après tout, ce sont mes mots, j'en fais ce que je veux... De toute manière, vous ne les auriez jamais lus. Même s'ils avaient été publiés. Qui donc, à part peut-être (je rêve) une dame en robe de cuir sans dentelle en dessous, pourrait s'intéresser au caca d'un ornythorinque castré et écrasé par une voiture dans la banlieue de Melbourne ? Je me le demande.

Même les mots d'amour ne sont jamais que des syllabes de merde... Surtout les mots d'amour...