Je ne m'en étais pas rendu compte, mais je viens de le faire : mon blog a passé le cap des 100.000 visiteurs. Bon, gardons raison, hein, ça ne veut pas dire que cent mille amantes frustrées de ne jamais avoir été honorées par moi (étant donné mon indicible beauté, la brillance de mes mots et de mon esprit ô combien autant subtil que parfois aussi vulgaire) soient venues perdre leur temps à lire mes conneries qui les auraient obligées à s'acheter une nouvelle culotte tant mes textes auraient agi comme de l'acide sulfurique sur leurs dentelles. Pour autant qu'elles en portent.

Non. En fait, restons modeste, il n'y a jamais qu'une cinquantaine de personnes (et je dis ça pour faire un chiffre rond)  à venir sur mon blog. Et cette quarantaine de personnes (pour faire un chiffre plus proche de la réalité) se divisent en plusieurs catégories.

Il y a d'abord les amis qui viennent pour voir quelle connerie de mauvaise foi je vais bien pouvoir sortir. Allez disons vingt personnes.

Il y a les frustrées utopiques qui se demandent bien ce qu'elles pourraient bien mettre comme commentaire pour leur donner signe de bite qu'elles aimeraient faire grandir ? Et qui vont même jusqu'à me dire qu'elles ont compris que ma misogynie était feinte ou qu'elles adoraient que, justement, elle ne soit pas feinte. Fais-moi mal, mon amour. Je veux bien. Sauf que je ne suis pas votre amour. Allez, disons vingt aussi. 

Il y en a neuf qui me haïssent profondément. Je n'irai pas jusqu'à dire que je les aime, mais ils (ou elles) ont au moins le mérite d'être sincères.

On arrive à 49.

Puis, il y a la dernière catégorie, une seule personne. Ma soeur ! Ma soeur qui vaut bien toutes les autres catégories à elle seule. Ma vieille soeur qui m'espionne par le biais du blog, qui, quand elle voit que je viens de poster un message se dit que je dois donc être chez moi et en profite pour me téléphoner pour me dire qu'il pleut, que je ne dois pas oublier mon parapluie. Pour me dire qu'il fait froid, que je dois mettre un pull. Pour me dire que je ne devrais pas écrire sur ceci ou sur cela. Ma soeur qui m'emmerde depuis bientôt cinquante-six ans. Ma soeur dont j'ai oublié qu'elle avait aujourd'hui vingt ans de plus que moi et à qui, comme je l'aime bien malgré tout, je souhaite un bon anniversaire. 

Donc, vous voyez, ces cent mille visiteurs, c'est très relatif. Il a fallu plusieurs années pour arriver à ce chiffre. Chiffre auquel je serais parvenu en quelques mois si j'avais créé un site porno. 

Enfin, tout ce blablabla pour vous dire merci à tous. Même aux visiteuses...