Je viens de recevoir une lettre de définitive rupture. C'est toujours beau, une lettre de rupture définitive. C'est, en tout cas, toujours plus beau qu'une première lettre d'amour que l'on croit éternel quand on a vingt ans et que l'on ne met que quinze jours avant de se rendre compte que l'éternité ne dure jamais plus d'une semaine.

Cette lettre de rupture a été postée en tant que commentaire. Vous savez que je suis contre toute forme de censure, mais ici, je suis bien obligé d'ôter un passage parce qu'une allusion nominative est faite à une personne qui n'a rien à cirer de mon blog. Elle est simplement nommée d'une certaine manière.Voici donc ce commentaire :

Joseph, 

Tu sais que je suis une lectrice régulière de tes chroniques. 
C' est ton blog et tu t' y exprimes librement. Et les lecteurs peuvent y réagir... 
Donc, je prends cette liberté. 
Joseph, tu m' emmerdes. Tu m' emmerdes vraiment. 
Que tu fasses le choix de ne plus tenter une histoire amoureuse, c' est ton choix. 
C' est aussi ne plus prendre le risque de souffrir, mais aussi de ne plus vivre des moments chouettes. 
Mais parler ainsi des femmes, je trouve cela pitoyable. 
Il faut sans doute lire entre les lignes, y voir parfois un second degré...Percevoir une tendresse, parfois de l' auto- dérision etc... 
Moi, ce style d' expression, bourré de cynisme ,d' humour grinçant, Ca ne va plus. 
Comprendre derrière un tu m' emmerdes que c' est ptêtre je t' aime...A L' adolescence, on peut être empêtré dans sa manière de communiquer. Mais à nos âges, ne pas savoir exprimer toute la nuance des sentiments positifs ou négatifs, c' est pour moi gravos. 
Tu as rencontré ++++++++++++++++++++++++++++++ Mais elle n' est pas le reflet de toute la gente féminine. 
Et enfin, je suis fatiguée de lire de con et de bite, con, bite, bite, con. 
Ca va au-delà, pour moi, du langage porno ou d' argot. 
J' ai un sexe, une fleur, une grotte, une vulve etc...Parfois, mon sexe est baptisé par un ptit mot au sein d' une relation amoureuse. Pénis, verge, Nestor etc etc... 
Ce langage provoc, ptêtre qu' en 68, c' était nécessaire pour faire bouger... 
En 2013, je trouve que cela releve du stade enfantin où le petit enfant joue avec caca, pipi, zizi... 
Pour une chronique chouette, il y en a 4 de ce niveau-là... 
Je ne serai plus une lectrice de Liège, Hélas.

Ce n'est pas bien grave. Je ne vais pas me rendre pour autant en larmes et à genoux jusqu'à Lourdes pour sucer la bite de Bernadette Souconrou et implorer son pardon pour mon cynisme, ma misogynie profonde et tous mes autres péchés capitaux et non capiteux...

Mon cynisme, ça m'a toujours bien fait rire. Il n'arrive même pas au bord des couilles de tous ceux qui nous dirigent et nous enculent depuis la nuit des temps. Oui, tant que j'y suis, autant faire dans le pipi caca, j'ai toujours quatre ans. Ma misogynie aussi m'a toujours fait rire. Ce n'est pas parce que je dis que je n'aime pas le Beaujolais que j'affirme détester le vin. 

Ce n'est pas parce que je n'aime pas les femmes en général et celles des autres parfois en particulier que j'aie jamais décidé qu'on les enferme toutes dans une chambre où l'on déverserait sur elles une douche de zyconB. Du reste, je ne me souviens pas d'avoir jamais dit à une femme qu'elle avait un beau con, à la limite, mais fallait que j'aie déjà bu plusieurs bouteilles de Beaujolais que je n'aime pas pour oser dire qu'elle avait un beau cul. 

Et puis, est-ce ma faute si la syllabe initiale "con" est la plus utilisée dans la langue française ? Vous connaissez beaucoup de mots qui commencent par "bit" ? Faudra que je me renseigne auprès de Jacques Mercier. Et puis, que le mec qui me dise que ça l'a jamais fait bander quand une femme lui disait avoir envie de son pénis ou de sa verge lève le gland. Je ne le croirai pas.

Allez, imaginez la scène... Ô, mon amour ! Comme il est beau et bon de ton prépuce voir se retirer et s'ouvrir sous mes caresses linguales, frétiller au toucher de mes gustatives papilles. Oncques n'eu jamais cru que mon auguste Nestor put devenir Nabuchodonosor au contact de mes amygdales... Vous auriez fait quoi, vous ? Moi je serais allé voir ailleurs si je n'y étais pas.

J'ai eu, dans ma vie, la malchance d'aimer trois ou quatre femmes. Pourquoi donc m'en vouloir maintenant d'être heureux dans la solitude ? Vous êtes jalouses ou quoi ?