Ce matin, n'ayant rien d'autre à faire qu'un lièvre songeant en son gîte, je me suis mis à lire quelques pages du Coran. Une religion ni plus ou moins conne qu'une autre religion. Bon, je prétends pas, loin de là, d'être devenu un spécialiste de cette religion en une heure. Ce serait comme si je vous disais que, hier, j'ai terminé ma traduction de la Bible en wallon d'Outremeuse en une semaine. 

Il y a de fort belles phrases dans le Coran. Comme dans la Bible. Comme dans le Talmud aussi d'ailleurs. Ces livres fondamentaux étant aussi les fondements de la poésie. Que l'on soit croyant ou non.

L'heure de vous dire adieu étant de plus en plus proche, je me suis quand même posé des questions sur l'au-delà. Même si, je pense sincèrement, que l'âme ce n'est jamais que le fumier des cimetières. Raison pour laquelle il est hors de question de me faire incinérer. Vous n'avez jamais remarqué que les cimetières étaient des endroits magnifiques au niveau de la flore ? Et que cette flore attire les papillons, les abeilles, les oiseaux. Qui, malgré eux, attireront d'autres oiseaux, d'autres abeilles, d'autres papillons, etc, etc. C'est, pour moi, ma vision du "paradis". Moi, je m'en fous. On peut jeter ma charogne dans n'importe quel endroit, je m'en fous, du moment que ce n'est pas à Liège. Je ne veux pas que dans ma nécrologie on puisse écrire "Nous avons le pénible devoir de vous dire que Joseph Orban, né à Jadotville, actuelle Likasi, le 8 juillet 1957 et mort à Liège en 201..." Blablabla. JE NE VEUX PAS mourir à Liège. C'est tout. D'ailleurs, je ne vois pas bien qui aurait l'hypocrisie d'écrire "le pénible devoir de vous dire". Que la première personne qui aurait l'audace d'écrire cela lève le doigt. Et je ne lui parlerai plus jamais. Par contre, je serais prêt à faire l'amour tout de suie à la personne qui écrirait "nous avons le plaisir de vous dire que Joseph Orban ne nous emmerdera plus". Peu importe que ce soit un homme, une femme ou un phacochère ou même un lombric.

La seule chose que j'aimerais, c'est qu'en guise d'épitaphe, on écrive sur ma tombe "ouf, enfin, c'est fini". Mais je n'ai pas envie d'épitaphe, ni de tombe. Si je pouvais choisir, je demanderais d'être offert aux vautours qui, comme chacun sait, commencent à dévorer les charognes en leur entrant dans le cul. J'ai l'habitude. 

Quelqu'un me disait, comme par compassion, que j'aurais quand même la chance que ma fille viendrait fleurir ma tombe. Cela m'a fait sourire. Ma fille, comme tous les autres enfants, fera semblant d'être triste avant de dire à tous ses amis qu'elle était finalement contente d'être débarrassée de ce vieux con qui ne voulait pas lui acheter un IPad. La seule certitude que vous ayez en devenant père ou mère, c'est que, de plus en plus tôt, vous serez considéré comme un vieux con. 

Mais, je m'égare, je voulais parler du Coran. Je l'ai ouvert au hasard. On y parlait justement du "paradis". On disait qu'il était ouvert à tous. Sauf aux femmes. Qui, elles, ne méritaient que l'enfer. 

Et dire qu'il y a des cons qui se font sauter parce qu'on leur a promis septante vierges pour l'éternité ! Vous imaginez le truc ? Septante vierges, ça voudrait dire, au maximum septante jours d'éternité. C'est pas grand chose. Aucune raison de se faire sauter pour un peu plus de deux mois d'enculades.

Déjà, ici, sur terre, dans la bièsse vie qu'on mène... Ces couples qui ont vécu pendant trente, quarante, cinquante ans ensemble. Vous imanginez leur enfer ? C'est bien la preuve que le paradis n'existe pas. Ni ici, ni ailleurs. Une preuve de plus, si besoin en était, que dieu n'existe pas.

Dans la vie, il n'y a que l'enfer; puis ensuite l'enfer et enfin l'enfer. C'est au moins rassurant de le savoir...

Sur ce, je vais demain à la mosquée pour demander de me convertir. C'est l'Islam à l'amour.