Monseigneur Léonard, ne condamne pas les homosexuel(le)s. Mais leur demande de vivre leur situation dans l'abstinence et le célibat. On ne sait pas s'il les autorise à se branler en pensant à l'autre. C'est un peu comme s'il demandait aux couples "normaux" de vivre de la même manière. Ben, non, puisque les couples "normaux", eux, respectent la parité "homme/femme". En somme, l'homosexualité est une épreuve. Qui mérite bien certains sacrifices dans la vie afin de rester pur. Notez que l'abstinence et le célibat ne sont pas des épreuves tellement difficiles. Je sais de quoi je parle, cela fait dix ans que je les pratique. Je m'en porte pas plus mal. Même si, je l'avoue, il m'arrive parfois de m'aimer comme on ne m'a jamais aimé. Il est vrai que j'excelle dans l'art de repousser les tentatrices, plus aisément encore que Saint-Antoine. Mais nul n'est à l'abri d'une tentatrice qui débarque chez vous sans presque de tambours, sans presque de trompettes. Et qui se demande ce qu'elle fait chez vous. Et qui a juste envie de dormir. Oui, mais dormir, hein ? Tout en sachant très bien que vous n'allez pas dormir...

Dans le même entretien accordé au journal Le Soir, Monseigneur Léonard  revient sur le changement du nom des vacances scolaires et se pose la même question que moi. Il s'agit donc, au nom de la laïcité, de gommer toute référence à la religion catholique. Admettons. Quand donc, dès lors, brûlera-t-on, dans les musées, toutes les descentes de croix ? Quand donc cachera-t-on les portraits de saints que l'on ne saurait voir ? Pourra-t-on encore entendre des Requiems, des stabbat mater,  et autres passions ?

Quand la laïcité osera montrer qu'elle est aussi dogmatique que n'importe quelle religion. Et qu'elle est aussi barbue que d'autres barbus. Après tout, détruisons toutes les églises. Remplaçons les par des parkings. Ce serait une bonne idée...