Le 14 octobre prochain, en Belgique, ce  sont les élections communales. On a encore le temps de voir venir. Sauf que, non. Déjà que les magasins font leur pub pour la rentrée des classes alors qu'elles ne sont pas finies, les politiciens font mieux. Ce matin, 12 juin donc, quatre mois avant les urnes, je reçois ça dans ma boîte aux lettres:

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Le genre de truc qui m'énerve à peine moins qu'un rappel de facture à payer. Je ne connais pas personnellement Christine Defraigne. Je la connais de vue comme tous les autres Liégeois. Avocate de formation, elle s'est lancée dans la vie politique quasiment dès le berceau. Elle sait préparer le lapin à la liégeoise et la blanquette grand-mère. Elle ne doit donc pas être foncièrement mauvaise.

Voici une vingtaine d'années, elle s'était affichée partout dans la ville, sagement assise derrière un bureau dessous lequel sortait une longue paire de jambes à rendre Cyd Charisse jalouse. Sauf que, heureusement, ce n'étaient pas ses jambes, mais un montage.

Une partie du peuple avait donc voté pour ses jambes. Elle avait été élue.

Aujourd'hui, elle le joue jeune et jeans avec juste ce qu'il faut de la naissance de sa poitrine. Avouons qu'elle ne fait pas ses cinquante ans. C'est là tout le miracle de Christine: elle rajeunit au fur et à mesure que Photoshop développe une nouvelle version.

Pour la prochaine campagne, elle posera peut-être en Lolita...