Depuis le "printemps arabe", les journalistes parlent beaucoup de la possibilité d'une guerre civile en Syrie, au Yémen et dans d'autres pays voisins. En Libye, on y est déjà.

Et si on regardait plus près de chez nous? À Bruxelles, par exemple? La Belgique n'est pas, contrairement à ce que l'on essaie de nous faire croire, dans une impasse: elle est au fond d'un cul-de-sac une nuit sans lune. Et cette nuit est déjà longue de quatre cents jours. Un record! Le moindre murmure, le moindre souffle, le moindre pas peut tout déclencher. Pas besoin d'attendre que la Muette de Portici remonte sur scène. La poudre est là. Il n'y a même plus besoin d'une étincelle: un éternuement suffira. 

On a beau tenter un divorce à l'amiable. À quoi bon lorsque un homme, un seul  n'a que le "non" en bouche. Et le non tellement bien ancré qu'il serait même prêt à dire non à sa propre proposition. 

L'on propose de nouvelles élections. À quoi bon? Les résultats seraint plus ou moins semblables et l'on serait reparti pour encore 400 jours, au moins. 

Mais, ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas tant ces guerres de pouvoir propres aux politiciens. Ce qui me fait peur, c'est d'entendre ou de lire dans certains forums le nombre de plus en plus important de gens dire "moi, c'est fini, je n'irai plus à la mer du Nord, plus un franc aux Flamands". Et le discours contraire doit aussi être présent de Bruges à Gand...

On me dira que la guerre civile n'est pas dans les traditions de ce pays artificiel (mais, citez-moi un pays, un seul, qui ne soit pas artificiel). C'est sans doute vrai. encore faudrait-il ne pas oublier que les traditions sont faites pour se perdre...