Depuis quelques années, Fabienne Bradfer est critique du cinéma au quotidien Le Soir. Comme dit un de mes amis : "Je lis toujours les critiques de Bradfer, quand elle signale qu'un film est bon, au moins je sais que je ne devrai pas acheter le ticket d'entrée". 

Néanmoins, la semaine dernière, Fabienne est entrée dans l'histoire de la critique cinématographique. Parlant du dernier film des frères Dardenne et de son actrice principale, elle les a qualifiés de "solaires". Un film solaire, une actrice solaire donc. Qu'est-ce que cela signifie ? Je l'ignore. Disons que ça sonne bien. Ça sonne tellement bien que, depuis lors, des gens de tous bords qui ont vu (ou pas, c'est encore mieux) le film, reprennent ce qualificatif à tire-larigot. Le mot est promis à un bel avenir. Un peu comme la bravitude de Ségolène. 

Le but de Mangala en finale de la coupe de Belgique ? Solaire ! La victoire de Contador dans le contre la montre au Giro ? Solaire ! Le cul de Pippa ? Solaire ! L'attitude de madame DSK ? Solaire ! Le gouvernement belge ? Solaire ! Les missiles dans le ciel de Tripoli ? Sol-air...