Samedi, je croise dans la rue une jeune dame. Elle est prof de français dans un établissement reconnu de la ville. Elle est accompagnée de sont petit garçon de huit ans. Elle me demande comment va ma fille ? Très bien merci. Puis, sans doute par réflexe professionnel, elle me demande quelle méthode on enseigne dans son école pour apprendre à lire. Le diable et ses légions de divins déchus si j'en sais quelque chose ! Ma détestation de l'école est tellement grande que je m'en fiche complètement. D'ailleurs, elle savait lire à cinq ans. Sa maman lui a appris et ce ne sont pas les livres qui manquent ici non plus. Et puis, le ci-devant vieux sot et ses calembours lui ont appris aussi à jongler avec les mots.

C'est pareil chez moi, me dit la dame. Mais, l'an dernier, elle a été appelée à l'école. Son fils lisait trop bien, il était trop fort en lecture. On lui conseillait donc vivement, sinon d'abandonner, tout au moins de réduire fortement la dose de lecture...

J'en suis resté sans voix. 

Sans doute la personne qui a émis ce profond avertissement est-il un des premiers, est-elle une des premières à se plaindre que, de nos jours, les jeunes ne lisent plus. Forcément, avec des irraisonnements pareils...

Du coup, j'ai rajouté un étage à la pyramide de ma détestation de l'école... Et même deux, tiens... Tant qu'à faire...