Que peut-on encore s'acheter aujourd'hui pour cent millions d'euros ?
Un Airbus d'occasion pour promener le président de France autour du monde.
Oui, mais bon, un président de France ou d'ailleurs, c'est un particulier un peu particulier.

Aujourd'hui, si on est un particulier, pour cent millions d'euros, le nec du nec, c'est de s'acheter un homme. Mais, attention, à ce prix-là, pas n'importe quel homme. Pas un savant, un chercheur qui trouverait par exemple comment éradiquer le paludisme, le sida, le cancer et autres joyeusetés du monde. Un chercheur, un savant, ça ne vaut pas grand chose. La preuve, c'est qu'ils travaillent presque pour rien.

Non, pour cent millions, aujourd'hui, tu t'achètes un homme qui sait rien faire de ses mains mais tout de ses pieds. Un type qui sait taper dans un ballon de plus ou moins quatre cents grammes.

Mais comme on sait plus rien faire d'autre aujourd'hui avec cent millions, on promet au jongleur de ballon un petit salaire annuel de neuf millions. C'est le moins que l'on puisse faire. Sans parler des contrats publicitaires près desquels le salaire dudit jongleur semble aumône de carême.

Mais, pour pouvoir acheter un homme cent millions, il faut quand même être autrement plus riche que Crésus, allez vous dire. Eh bien non. L'homme qui a acheté le joueur cent millions est, en fait criblé de dettes. Certains même disent que ses dettes frisent le milliard ! Mais, mais, mais... Comment est-ce possible d'acheter un homme cent millions si on n'a même plus un centime en sa poche ?

Ah oui ! Comme les banquiers qui, l'an dernier encore, achetaient des actions inexistantes avec de l'argent qu'ils n'avaient pas ?

Exactement ! On sait comment cela s'est terminé. On espère que cela se terminera ainsi avec le football. Enfin, je l'espère car, moi, je commence à en avoir par dessus la tête de ces vermines obscènes.