Quand on est à la tête d'une fortune évaluée à quinze milliards d'euros, on ne peut être qu'une "femme (ou un homme) de goût".

C'est le cas de Madame Liliane Bettencourt qui, depuis plus de quatre-vingts ans est toujours retenue comme otage dans la jungle des cosmétiques et de ses farcs et attrapes. Chez L'Oréal, précisément.

Femme de goût, donc, Madame Liliane Bettencourt, s'est quelque peu entichée de l'oeuvre d'un écrivain-photographe grandiose, François-Marie Banier, auteur fort peu prolixe et photographe très économe de sa pellicule. Normal quand on fréquente le milieu L'Oréal.

Au point que, peu à peu, Lili a laissé au grand artiste à peine un milliard d'euros pour lui permettre de s'acheter un peu de papier, un peu d'encre et quelques appareils photos.

Voilà un bien noble geste, à 86 ans.

Seulement voilà, dans les grandes familles, on a beau avoir du goût, on n'aime pas trop les frasques. Françoise, la fifille de Lili, considère que sa chère maman bat un peu trop le rimmel dans l'anti-rides et porte plainte.

Elle est un peu mesquine, la Françoise. Même si maman joue la vieille dame indigne, elle laissera quand même une quatorzaine de milliards d'euros à sa fifille quand on ira faire semblant de la pleurer au Père-Lachaise ou ailleurs.