Je ne comprends pas vraiment le déchaînement de haine passionnelle qui entoure Sarapalline. Quoi, voilà une dame qui dirige le plus grand (par la superficie) de tous les Etats américains, qui chasse le grizzly (même si l'espèce est protégée) au milieu d'une population constituée, à 14% d'Inuits et d'Amérindiens (ils étaient 70% voici un siècle mais, voici un siècle, on les confondait souvent avec les grizzlys), un état qui plus est se trouve à un jet de pipi de caribou de l'Ennemi russe et voilà que les passions se déchaînent. Tout ça parce que c'est une femme. Qui plus est, une vraie, une bonne, une digne. Qui garde au sein de la Famille sa progéniture contre vents et marées, pas une de ces pondeuses contemporaines qui, une fois pleines, renvoient le mâle dans ses prairies sous prétexte qu'elles n'ont plus besoin de lui. Une digne femme quoi.

Tout ça parce qu'elle aurait dit que les hommes avaient vécu avec les dinosaures ! Ce qui n'est pas faux. Dans mon adolescence, j'ai pu de mes yeux observer des traces de dinosaure sur les bords du Connecticut. Si je les ai vues, ces traces, c'est donc bien que les dinosaures étaient là. Peut-être cachés mais s'ils n'avaient pas été là, j'aurais jamais vu leurs traces.

Donc voilà que certaines mauvaises langues, à partir de ce trait d'humour doutent des capacités de Sarapalinne à gérer un pays.

Sarapalinne est bête. Et alors ? Si l'on a pour ambition de gérer une école de la Province de Liège, la bêtise n'est nullement un handicap. C'est même un atout. Voire un joker...