31 août 2007
C'est plusse bon
Comme tous les enfants, Elise adore les friandises. Sauf que, quand elle vient ici, elle n'en reçoit jamais. Ici, chez papa, Elise mange des "chiques". On est à Lîdje ou pas? On ne parle pas le français standard qui ne veut rien dire sinon le désir de vouloir pêter plus haut que son absence de cul.
Elise n'a rien à faire avec des friandises emballées dans les papiers rances d'un subjonctif très imparfait : simplement prononcer le mot "chique" la fait "gletter". Gletter, c'est saliver mille fois plus que le chien de Pavlov entendant le son d'une cloche.
- Tu veux un bonbon ou une chique?
- Une chique.
- Pourquoi?
- Parce que une chique c'est plusse bon qu'un bonbon... Oui, je sais, on ne dit pas plusse bon, mais moi je trouve que plusse bon, c'est plusse bon que meilleur...
Cette répartie vaut bien une chique supplémentaire, non?
Une entrée délicieuse
Parmi les nouvelles entrées du Larousse 2008, il y en a une qui ravira sans doute de nombreux belges tout en les replongeant dans les délices de l'enfance : je veux parler du CUBERDON. Ainsi, cette confiserie, appelée aussi "chapeau de curé", aura dû attendre près de deux siècles pour avoir l'honneur du dictionnaire.
Le cuberdon traditionnel est parfumé à la framboise. Aujourd'hui, il y en a même au... coca, il est vrai que l'hérésie se niche à présent partout. L'extérieur du cuberdon est dur. Le tout est d'aller pieusement chercher l'onctueux sirop qui somnole à l'intérieur. Chacun a sa technique préférée, certains l'étêtent comme un oeuf à la coque, d'autres lèchent lentement le creux de la base jusqu'à ce que la carapace cède, les plus goinfres le laissent fondre entièrement en bouche. Le cuberdon devrait être recensé parmi les sept péchés capiteux.
Par manque de gomme arabique, il disparut totalement durant la deuxième guerre mondiale. Je me souviens d'une personne, alors enfant à cette époque, qui me disait que ce qui l'avait fait le plus souffrir durant ces années, c'était l'absence de cuberdons. C'est dire.
Pour les nostalgiques, une page de blog à faire gletter :
http://dansloeil.blogspot.com/2006/07/bonbon-bonbec-boule-chique-et-cie.html
Libération
Le président Chavez est arrivé à Bogota pour discuter avec son homologue colombien des possibilités de libérer les otages.
On ne sait pas si la femme d'ouvrage Cécilia viendra pour leur servir le café.
30 août 2007
Mort subite
On a beaucoup parlé de ce jeune footballeur espagnol récemment décédé lors d'un match. Un peu moins d'un autre, quelques jours plus tard, dans le championnat d'Israël et fort fort peu de ce joueur qui vient, aujourd'hui, de quitter le monde du volley-ball français.
On disait que c'était la loi des séries.
Voire.
Depuis 2005, un institut français recense le nombre de décès de sportifs dans leur activité. C'est, sans mauvais jeu de mots, stupéfiant! Entre quatre et cinq cents sportifs français meurent chaque année. Plus d'un sportif par jour!!!
On n'en parle jamais.
Vous avez dit bizarre?
Heureusement
Heureusement, le petit nicolas ne boit que de l'eau. Malgré cela, quand il parle, on a plutôt l'impression d'entendre Jules Ducon faire ses gammes devant un enième ballon de rouge le matin au bistrot de la gare.
Aujourd'hui, le petit nicolas a fait fort. Qu'importe, plus ils sort d'âneries, plus ses frères applaudissent des oreilles et braient. Au pays des bardots, l'âne est empereur et pas manchot. Aujourd'hui, c'était donc l'université d'été du médef (!!! qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre???) Il serait trop long de relever les inepties proférées ce jour par l'ayatollah du lève-tôt. On se demande même s'il n'y en avait pas plus d'une par syllabe...
Néanmoins, l'une d'entre elles m'a bien fait rire. Désormais, le tsaron ne tolèrera plus aucune dénonciation anonyme. Ce sera tout de suite direction poubelle. Fort bien! J'ai toujours trouvé ce genre d'action plus que répugnante. Et les amis médefiens du tsaron d'applaudir à tout rompre. Ouf! Les voilà qui respirent. Désormais, si un citoyen veut dénoncer leurs diverses magouilles, il devra signer de son nom. Autrement dit, le citoyen se taira. Et voilà comment le tsaron pourra se vanter d'avoir mis fin au pétainisme.
Une autre chose m'interpelle chez le petit psychotique : c'est le nombre de fois qu'il dit "je n'ai pas peur des mots". Fort bien. Ne pas avoir peur des mots est une autre preuve de psychose. Et c'est la preuve aussi que l'on a peur de tout. Et que fait le psychotique qui a peur de tout? Eh bien, il tire sur tout...
La danse des roseaux
Le week-end du roi du Swaziland risque d'être chargé. C'est la traditionnelle danse du roseau.
Lors de mon bref séjour en Afrique du Sud, Fortune, une, ma foi, fort charmante représentante de ce petit pays m'en avait parlé. Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes vierges doivent aller couper des roseaux pour aller danser seins nus devant leur monarque (quelque peu tyrannique, à dire vrai). C'est un peu la loterie locale puisque l'une d'entre elles sera choisie par le roi pour devenir son ixième femme.
N'empêche, regarder passer, comme cette année, quarante mille jeunes filles, ça doit être vite lassant. Enfin, c'est la coutume là-bas.
Toutes les coutumes ne sont pas reprises dans les guides de voyage. J'ai appris celle de la danse des roseaux lors d'une soirée sudafricainement arrosée qui se déroulait dans le semblant d'hôtel où je logeais dans un abri de jardin. Comme le prouve la photo suivante, Fortune y était toute de noir vêtue, comme moi d'ailleurs. Ce fut une soirée bien agréable (même si sans aucune comparaison avec les édéniques soirées liégeoises).
Le lendemain matin, tandis que je prenais mon petit déjeuner, Fortune passa devant moi sans un seul bonjour et resta toute la matinée à tirer la gueule. Ce sont des choses qui arrivent. À midi, j'ai tout de même fini par lui demander s'il y avait quelque chose qui n'allait pas.
- Hier soir, me dit-elle, tu étais habillé tout en noir pour la soirée?
- Oui.
- Donc je me suis habillée tout en noir aussi.
- J'ai vu.
- Chez nous, quand une femme s'habille de la même couleur qu'un homme, ça veut dire quelque chose...
Je l'ignorais. Mais j'ai oublié ce que ça voulait dire.
Et, proute, ma chère
Hier soir, l'équipe de Fenerbahçe, championne de Turquie, disputait une partie d'entraînement contre une équipe de provinciale européenne.
Sauvons la planète
Depuis le début de cette année, on compte 119 439 voitures particulières de plus en Belgique. Ce qui permet au royaume moribond de dépasser pour la première fois le chiffre de cinq millions de véhicules en circulation.
On ne sait pas si les 119 439 nouveaux conducteurs éteindront aussi les lumières cinq minutes par an pour prouver qu'ils luttent pour la sauvegarde de la planète.
29 août 2007
Au suivant
Décidément, le petit nicolas n'a pas de chance. À peine dégustée la tranche de rosette de Lyon au dernier Barre-becue, voilà que c'est Pierre Messmer qui ferme le trou de son cul (car il serait indécent, pour un gaulliste, de passer l'arme à gauche).
Enfin, comme il excelle dans l'art de faire semblant d'être triste, voilà de nouvelles invitations à des funérailles qui ne devraient pas déplaire au gamin. Si l'on devait faire un film sur ses cent premiers jours, le titre "Pas de mariage, rien que des enterrements" irait de soi.
N'importe quoi
Leona Helsley ne payait pas d'impôts. Elle considérait que seules les petites gens en payaient. Cela ne l'a pas empêché de pousser son dernier pet au début du mois. Leona Helsley était, entre autres, gérante de l'Empire State Building. Dans son testament, elle lègue douze millions de dollars à Trouble, son bichon maltais. Son frère, à elle, en touchera dix pour autant qu'il s'occupe du toutou et deux de ses petits-fils cinq chacun pour autant qu'ils aillent se receuillir sur le mausolée de la sale bête une fois qu'elle aura cessé d'emmerder les voisins.
On ne sait pas s'ils auront le droit de lever la patte pendant la prière.


