Depuis qu'il ne perd plus son temps à courir après une petite baballe jaune dans l'espoir puéril que son adversaire d'en face ne puisse la rattraper, André Agassi s'ennuie. Et que faire d'autre quand on s'ennuie, sinon écrire? Il n'y a rien de plus facile que l'écriture. Un crayon, quelques feuilles de papier et, hop! c'est parti. D'ailleurs, tout le monde sait écrire. La preuve? Il y a des millions de dactylos de par le monde. C'est sans doute pour cette raison qu'en Belgique on verse aux écrivains des honoraires de dactylo. Quand on les verse.

Or doncques, voici qu'Agassi se met au clavier. Un peu hésitant, son dernier texte devait remonter à une rédaction de fin d'études primaires dans laquelle le petit André montrait qu'il savait compter jusqu'à quarante et puis qu'après quarante c'était "deuce". Il avait malgré tout obtenu une note de 5,5/10.

Entendant la nouvelle, les éditeurs américains n'ont pas voulu se la rejouer Gallimard refusant le petit Proust. La partie est allée au-delà du tie-break. Finalement, les enchères sont montées à 5,3 millions de dollars pour avoir le droit de publier ce voyage au bout de l'ennui.

En France, c'est Plon qui publiera la traduction. Sylvie Audely jure qu'elle a obtenu les droits pour un prix raisonnable et sans enchères aucune. Sylvie Audely est la directrice de la Littérature étrangère chez Plon. La littérature!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais, bon, je sens que je m'énerve ou que je m'énerve...